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Prunidor ne compte pas que sur les prunes

By mercredi 27 février 2019 No Comments
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Bergerac // Le producteur de pruneaux ambitionne une croissance de 5 %

Une odeur sucrée flotte sur tout le site. Elle est exhalée par la réhydratation des pruneaux qui avaient été séchés au moment de leur récolte. Triés, ensachés et étiquetés, ils sont prêts pour l’expédition, estampillés de l’Indication géographique protégée (IGP) Pruneaux d’Agen.

Bienvenue chez Prunidor, opérateur historique du pruneau en Bergeracois. Chaque année, 2 700 tonnes transitent ici, ce qui en fait une entité de taille moyenne sur ce secteur, bien plus grosse que les petits pruniculteurs des coteaux, mais loin des géants lot-et-garonnais.

Prunidor a été crée par des pruniculteurs du Bergeracois en 1964, sous la forme d’une Société d’Interêt collectif agricole (Sica) de type coopérative. Elle est restée sous ce statut jusqu’aux années 2000, avec la naissance d’une Société par actions simplifiées (SAS).
Toutes deux sous le nom Prunidor et sur le même site, elles se sont spécialisées : pour la Sica, le triage et le séchage des prunes, pour la SAS, leur transformation et leur commercialisation.

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Rajeunir le marché

Mais au tournant des années 2010, l’entreprise traversait une zone de turbulences, sur fond de concurrence internationale féroce. En 2014, a débuté la reprise en main, avec le rachat par Roucadil, opérateur lot-et-garonnais, via holding Roxtrad.  » Nous avons travaillé sur l’ergonomie au travail sous forme d’amélioration continue, de formation » décrit Carole Fulchic, responsable du site.

Aujourd’hui, Prunidor compte une trentaine de salariés, le double au moment de la récolte, à la fin de l’été. Une quinzaine de pruniculteurs structure la Sica, plus la trentaine d’apporteurs externes.

Son chiffre d’affaires a été de 9,7 millions d’euros en 2017. Carole Fulchic table sur  » 10 millions cette année « , soit  » une progression de 5%, ce que nous souhaitons aussi pour 2019 « .

Cette croissance est en adéquation avec l’évolution du marché, qui veut se défaire de la vieille image du pruneau comme traitement diurétique.
« Nous essayons de redynamiser ce marche, de le rajeunir. C’est un aliment aux nombreuses autres propriétés. Comme tout le marché du fruit sec, il colle à l’air du temps « , décrit-elle.

La majeure partie de la production alimente les grandes et moyennes surfaces.

Mais une autre, sous forme de purée, sert de matière première dans des mets industriels, types petits pots, avec Nestlé comme  » client historique « . Une dernière part est vendue sous forme de crème pour la confection d’autres plats, comme les fameux fars aux pruneaux.

Enfin il est à noter que Prunidor fait aussi dans l’abricot, la figue et le raisin sec importés de Turquie.  » Ils représentent 14 % de la production, une part stable « .L

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